grandes sociétés apportent leur part à l'économie

Une part pour l’économie de la part des grands groupes

Si les PME sont délaissées par rapport aux grands groupes, la donne a changé où ces derniers apportent leur part à l’économie française.

Une différence qui disparaît peu à peu

Comme les politiques ont tendance à défendre les PME face aux grands groupes, le cabinet McKinsey a mené une enquête auprès des grandes sociétés sur leur apport à l’économie française. Cette enquête est une requête de l’institut de l’entreprise portant sur l’analyse de 229 grandes entreprises se basant sur les données de l’insee, soit sur 1,5 milliard de chiffre d’affaires ou plus de 5 000 salariés.

La politique reproche aux grands groupes l’optimisation fiscale où le différentiel de taxation entre les grands groupes et les PME était de 6 points en 2013 contre 20 points en 2011. Les grandes sociétés ne sont plus intéressées à investir en France ce qui laisse le champ libre aux PME. Auparavant, elles représentent 38% de l’investissement total des entreprises en France et 53% des exportations. De même, les grands groupes réalisent 57% des demandes de brevet et 66% des dépenses de R&D. La valeur ajoutée est également conséquente pour un salarié travaillant dans une grande société que dans une PME (91 000 contre 61 000 euros). Cette différence est due aux gains d’efficience qui découlent de l’importance de l’intensité capitalistique et des économies d’échelle.

grandes firmes donnent leur part à l'économieDes écarts palpables

Après cette enquête, l’institut de l’entreprise encourage les pouvoirs publics à soutenir les grandes entreprises françaises qui ont déplacé leur centre de gravité à l’étranger suite à des fusions ou qui sont devenus des proies. Certaines d’entre elles délocalisent également une partie de leurs équipes responsables hors de la France pour se rapprocher de leurs marchés fructueux et pour des questions de fiscalité.

Le délégué général de l’institut de l’entreprise explique que les grands groupes ne veulent plus adhérer en France et non pas qu’ils ne sont attirés. Par conséquent, cela a un impact sur l’emploi, à court terme, notamment au niveau de la qualité mais aussi des effectifs. En effet, dans les grandes entreprises, 44% des salariés sont diplômés du supérieur et seulement 24% dans les PME. 21% sont des cadres dans les grands groupes et 13% dans les PME. Les grandes sociétés doivent faire un effort dans les entrées en contrat d’apprentissage (14% contre 67% dans les sociétés de moins de 50 employés) et dans l’embauche de jeunes diplômés (26%)..

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