Les fintechs, de véritables menaces pour les banques traditionnelles

Selon le Comité de Bâle, les banques classiques pourraient éprouver d’énormes difficultés à résister aux assauts des fintechs. Le gendarme de la finance a imaginé divers scénarios allant des plus optimistes aux plus dangereux pour les acteurs traditionnels, et il semblerait que les hypothèses les plus sombres aient de nombreuses chances de se produire.

Le remplacement des banques traditionnelles

Le remplacement des banques traditionnelles compte parmi les principaux scénarios imaginés par le Comité de Bâle. Dans le futur, ce dernier prévoit la mort des acteurs classiques et leur substitution par des start-ups basant leurs services sur les appareils mobiles.

En Europe, Atom, Monzo, Bung, N26 et Fidor se présentent comme les grands remplaçants des banques classiques tandis qu’aux Etats-Unis, ce sont des acteurs tels que Simple ou Varo Money qui signeraient l’arrêt de mort des anciennes structures financières.

Les banques obligées de se mettre au service des fintechs

Bien moins sombre que le premier scénario, le second prévoit la survie des banques mais une réduction significative de la visibilité de leur rôle.

Malgré qu’ils soient encore indispensables aux services financiers, les acteurs traditionnels devraient se mettre au service des fintechs, qui vont se charger de la relation avec le consommateur final.

Selon le comité, cette évolution est déjà entrain de se produire avec la croissance exceptionnelle des plateformes de paiement et les établissements bancaires qui fournissent à celles-ci, des supports en trésorerie ou en conformité.

Une véritable Révolution rendant les banques inutiles

Dans un avenir proche, la technologie pourrait rendre le concept de banque obsolète selon le gendarme de la finance. Les anciennes structures pourraient être remplacées par des plateformes permettant de mettre en relation directe, les consommateurs finaux et leurs besoins.

Si ce scénario semble improbable, les auteurs de l’étude estiment que la machine est en marche et que de nombreux éléments se présentent comme des indices irréfutables de cette évolution : plateformes de prêts entre particuliers, bitcoin permettant de réaliser des transferts sans la participation d’établissements financiers classiques, etc.

Pour information, le Comité de Bâle prévoit également une victoire des banques classiques sur les fintechs. Grâce à leurs capacités d’investissement, leur connaissance du marché et les nombreuses possibilités d’amélioration apportées par les nouvelles technologies (intelligence artificielle, big data, etc.), elles peuvent mettre fin aux menaces des nouveaux acteurs du secteur financier.

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