Crise des subprimes : les risques sont toujours présents

Le 9 août 2007, le monde entre dans une des plus grandes crises de son histoire, celle des subprimes. Dix ans après ce coup dur, de nombreuses réglementations ont vu le jour mais les risques financiers restent présents en raison du développement du shadow-banking.

La crise des subprimes

Il y a dix ans, la deuxième crise mondiale majeure a débuté et a mis en lumière les failles, ainsi que les excès du système financier.

La crise des subprimes, des prêts immobiliers octroyés aux ménages modestes des Etats-Unis, a tout d’abord entrainé la faillite de la fameuse banque américaine Lehman Brothers. Suite à la chute de l’établissement, l’économie mondiale a été gravement touchée et les Etats ont du fournir des aides aux grandes banques.

Dans l’optique d’éviter la réapparition de ce type de crise, la législation sur les prêts bancaires a été renforcée en Amérique du Nord, tandis que l’Europe a mis en place une union bancaire dirigée par un superviseur.

Cependant, malgré les différentes mesures prises les autorités étatsuniennes et celles du Vieux Continent, la présence du shadow-banking et les opérations réalisées dans ce domaine empêchent l’éradication des risques.

Le shadow-banking en plein essor

Le shadow-banking peut être défini comme les opérations financières effectuées en dehors des banques par des fonds spéculatifs, des sociétés de gestion de patrimoine et des plateformes de financement participatif.

Le renforcement de la réglementation bancaire participe activement au développement de la finance de l’ombre et les opérations réalisées dans ce domaine sont estimées à 92 000 milliards de dollars, soit approximativement 85 400 milliards d’euros.

D’après des études, le shadow-banking représente l’équivalent de 150% du PIB mondial et son poids exceptionnel est une grande menace pour le système financier. En effet, contrairement aux établissements bancaires classiques, les acteurs de la finance de l’ombre ne sont pas soumis aux réglementations bancaires et ne sont pas garantis par des dépôts des épargnants.

Dans la majorité des cas, ce type de finance fait appel aux centres offshores, aux paradis fiscaux et ses acteurs sont généralement installés dans les grandes économies. L’Europe est aujourd’hui le premier territoire propice au développement du shadow-banking, suivi des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Chine.

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